Douarnenez 2019 : Jour 3

par Mr Nogaro

Bonjour,

après une nuit de sommeil réparatrice, nous voilà repartis pour la suite de notre séjour sportif et marin à la fois. Je vous passe le réveil laborieux des enfants à 7h30 pour tous et je ne m’attarderais pas non plus sur les céréales, confitures, lait et chocolat quotidiens.

Au programme de la journée : voile et sauvetage côtier. Passage obligatoire par le séchoir pour récupérer les combinaisons et nous commençons à gréer les voiles, monter le palan, dérouler le foc... Tout un lexique de vieux "loup de mer" mis en application par nos moussaillons avec dextérité. Il n’y a plus qu’à mettre le bateau à l’eau et voguer sur les flots. Allez, go !

Force est de constater qu’au bout de 20 minutes, nous sommes toujours au même endroit. Je ne vous ai pas dit ? Pas une ride sur l’eau. Pétole... Les plus chanceux sont remorqués par les zodiacs, pour les plus malchanceux : nous ramons avec les mains sur l’avant de l’embarcation. Au moins, ça renforce les bras. Nous profitons tout de même de ce moment de platitude aquatique pour tester le trapèze sans aucun risque de chute. Bien que... Nous parvenons dans le même temps à tirer quelques bords sans gêner les goélands posés sur l’eau qui nous regardent d’un air attristé, bien conscients de notre impossibilité à dépasser la vitesse d’une tortue.

Face à ce manque d’effort de mère nature, nous amarrons les catamarans à une bouée et rentrons à la nage. Si, si ! Vous avez bien compris, nous retrouvons la terre ferme après quelques brasses, puis quelques autres et encore... Certains vous diront que l’eau était froide. Tout est relatif.

Juste le temps de prendre le déjeuner et nous reprenons les combinaisons mouillées. Vous auriez vu l’enthousisame sur les visages des élèves avant de les enfiler. Pire que devant un devoir de mathématiques ou une assiette de petits pois à la cantine. Mais à force de tenacité, tous les élèves ont revêtu le néoprène humide pour rejoindre la plage.

Et là, vous imaginez la série "alerte à Malibu". Nos élèves récupèrent leurs planches de sauveteur, écoutent les consignes permettant de porter secours en mer puis après un petit échauffement, s’élancent en courant dans la baie de Douarnenez pour secourir un camarade en détresse avec de l’eau, jusqu’au nombril. Pas de risque tout de même ! C’est magique. Cet élan collectif pour secourir, cet altruisme pour venir en aide... Bon, même si nos sauveteurs sont volontaires, pas sur que les victimes s’en soient sorties vivants dans la réalité. Car nombreux sont ceux qui boivent la tasse, assoment leur victime, ou l’oublient tout simplement dans leur sillon.

Heureusement, nous enchaînons par un cours de secourisme avec l’aide de nos élèves de 4ème formés au PSC1 qui nous montrent qu’ils ont parfaitement retenu les contenus de leurs formateurs. Au bout de 30 minutes, la libération des voies aériennes, la vérification de la respiration, l’appel à l’aide, la Position Latérale de Sécurité et l’appel au secours n’ont plus de secret pour nos élèves.

De retour au centre nautique, l’habituelle douche (très) chaude et le goûter ou dans le sens inverse. Le petit coup de fil pour rassurer les parents et c’est reparti pour le temps libre jusqu’au diner.

Si je vous dis : "un pêcheur, une femme enceinte, un professeur, un enfant, une cuisinière, une serpillère, un trapèze et une brosse à dent". Cela ne vous dit rien ? C’est juste le contenu de l’improvisation théatrale imposé pour la veillée. Quarante cinq minutes plus tard, les élèves nous ont émerveillés avec leurs spectacles et nous avons pu découvrir des talents insoupçonnés.

Maintenant, je vous laisse car il nous faut délibérer pour décerner les prix. Et surtout il faut se reposer car de nombreux visages sont bien fatigués. "Da Gousket" !

Photos* : https://photos.app.goo.gl/Gv7u4Sh5V...

PS : J’ai eu quelques retours comme quoi certains élèves n’étaient pas (assez) sur les photos. Promis, je change de groupe demain car je ne peux pas être partout.